La participation de l’équipe de France de football à l’Euro 2012 vaut à chacun des 23 joueurs sélectionnés une prime versée par le ministère des sports. Le Figaro, dans son édition du 25 juin 2012, évoquait les « 240.000 euros pour la qualification à la compétition, 100.000 euros pour celle aux quarts de finale, 40.000 euros d'intéressement au sponsoring, auxquels s’ajoutent les 70 000 euros pour la participation aux quarts de finale », soit un total de 450 000 euros par joueur, et 1,035 million d’euros pour l’équipe.
La ministre des sports, Madame Valérie Fourneyron évoquait d’ailleurs dans le même article les inquiétudes que lui posait un trou de 50 millions d’euros dans le budget de son ministère.
C’est donc un soulagement pour le ministère des sports que Michel Platini qualifie de « bonne proposition » la suggestion de Madame la ministre, de ne pas verser leurs primes aux footballeurs, s’alignant ainsi sur les Italiens qui reversent leurs primes aux victimes des tremblements de terre survenus en Mai en Emilie Romagne (cf AFP 01 juillet).
Bientôt viendront les jeux olympiques et les 5 millions d’euros de primes à verser aux athlètes qui rapporteront des médailles ( Le Point du 25 juin).
On peut en effet s’interroger sur le bien-fondé du principe d’une participation aussi importante des contribuables à l’effort de l’excellence sportive, quand la prévention du dopage est si mal lotie : à titre d’exemple, les budgets des 23 antennes médicales de prévention du dopage et du numéro vert Ecoute dopage n’atteignent pas un million d’euros.