vendredi 22 juin 2012

Position critique sur la notion de conduite dopante

par Jean-Claude VILLANUEVA, Psychologue du Sport




La notion, maintenant devenue traditionnelle, de conduite dopante, doping behaviour en anglais, fut proposée en 1997[1] par Patrick Laure, médecin de santé publique Français.
Depuis 2000, sur le plan national cette notion a été largement utilisé lors de la campagne de prévention de la Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie (MILDT) "Drogues. Savoir plus, risquer moins"[[2]]
Aujourd’hui cette notion est très répandue dans le champ de la prévention des consommations de substances, notamment auprès des sportifs, des étudiants et dans les entreprises et parait indispensable à la prévention du dopage proprement dit.
Mais n’y aurait-il pas là, dans le biais de cette conception qui ne distingue pas entre le dopage - qui selon sa définition originelle ne cible que le champ sportif - et les conduites de consommation de substance pour quelconque performance, sportive ou non, et qui brasse ainsi tout public en une prévention qui se veut primaire[3], une erreur ?
Une erreur que la prévention quaternaire[4] nous révèlerait ? - prévention qui interroge son intention prophylactique en tentant de répondre de ce premier principe «primum non nocere» (d’abord ne pas nuire).